Le nombre d’IVG augmente en France en 2024

Le nombre d'IVG augmente en France métropolitaine en 2024.

Sommaire

Le nombre d’IVG, ou Interruption volontaire de grossesse, augmente en France métropolitaine. Il est passé d’un taux de 16,3 pour mille en 2023 à 16,7 pour mille en 2024. Soit un chiffre de 251 270 IVG l’an dernier.

Un nombre d’IVG encore élevé en Outre-Mer

Dans les départements et régions d’Outre-Mer, le nombre n’augmente pas mais reste très élevé avec un taux de recours à l’IVG de 32,2 pour mille en 2024. Ces chiffres sont issus d’une étude de la DREES de septembre 2025.

L’IVG inscrite dans la Constitution Française

Cette hausse est-elle à mettre en corrélation avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution française ? Peut-être pas, l’IVG étant autorisée légalement depuis janvier 1975 (loi Veil). Elle est prise en charge par la sécurité sociale depuis 1982. Toutefois, la date du 8 mars 2024 reste une nouvelle avancée pour les femmes dans ce domaine.

Instrumentale ou médicamenteuse

Pour rappel, en France, une femme peut interrompre sa grossesse avant la fin de la 14e semaine de grossesse (soit 16 semaines d’aménorrhée) de façon instrumentale (par aspiration), et avant neuf semaines d’aménorrhée de manière médicamenteuse (prise d’un médicament). Le choix s’opère selon le terme de la grossesse, le choix de la femme et s’il y a ou non des contre-indications à l’une ou l’autre des solutions existantes.

De plus en plus d’IVG pratiquées par des sages-femmes

L’étude révèle aussi un nombre en hausse des IVG hors établissement de santé, soit notamment auprès de sages-femmes en libéral. Car, ces dernières peuvent pratiquer les interruptions volontaires de grossesses en cabinet libéral depuis juin 2016. Depuis le décret du 23 avril 2024, elles peuvent également pratiquer des IVG instrumentales en établissement de santé sans être encadrées par un médecin. Toutefois, la DREES note que les IVG médicamenteuses connaissent une augmentation importante, représentant ainsi « 80 % de l’ensemble des interruptions volontaires de grossesses ».

Interrompre de façon anonyme, c’est possible

A savoir : en France, il est possible d’interrompre volontairement sa grossesse anonymement. « La prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse est protégée par le secret afin de pouvoir préserver, le cas échéant, l’anonymat de l’intéressée » selon le Code de la santé publique modifiée en 2021 par la loi de finance de la Sécurité sociale, permettant à toutes les femmes et pas uniquement aux mineures de demander une IVG sous anonymat.

Retour en haut