Méningites : la vaccination, un geste pour se protéger

Vaccination contre les méningites

Sommaire

La méningite fait peur. Ce mot évoque une urgence brutale, parfois mortelle, qui peut toucher un nourrisson ou un enfant. Une solution de prévention : la vaccination.

Une maladie rare mais un nombre de cas en hausse

Pour bien comprendre, revenons sur la définition de la maladie. Qu’est-ce donc la méningite ? Il s’agit d’une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Elle peut avoir une origine virale ou bactérienne. Les formes virales sont les plus fréquentes et guérissent le plus souvent sans séquelles chez les personnes qui n’ont pas de déficit immunitaire. Les formes bactériennes, en revanche, sont beaucoup plus rares mais nettement plus dangereuses : une méningite bactérienne peut évoluer en quelques heures seulement, ce qui impose une prise en charge hospitalière en urgence absolue.

En France, le méningocoque reste aujourd’hui une préoccupation majeure des autorités sanitaires. Santé publique France a recensé 616 cas d’infections invasives à méningocoque en 2024, le chiffre annuel le plus élevé depuis 2010, avec une hausse de 72 % déjà observée en 2023 par rapport à l’année précédente. Ces infections touchent particulièrement les nourrissons et les jeunes adultes. Environ 500 personnes sont touchées chaque année en France par une forme grave de méningocoque selon Vaccination Info Service.

Les signes qui doivent alerter

Chez le nourrisson, les symptômes sont souvent moins évidents que chez l’adulte ou l’enfant plus grand, ce qui rend la vigilance des parents essentielle. Une fièvre brutale, des pleurs aigus et inconsolables, un refus du biberon, des vomissements en jet, une fontanelle bombée, un teint grisâtre ou marbré, ou au contraire un bébé anormalement mou, doivent conduire à consulter sans tarder.

Il existe aussi des cas de méningite sans fièvre chez certains nourrissons, ce qui peut tromper la vigilance. Le signe le plus grave à connaître est le purpura : des taches rouges ou violacées. Ce signe traduit une infection généralisée du sang et impose d’appeler immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Le calendrier vaccinal contre les méningites

La meilleure solution pour se prémunir des méningites reste la vaccination. Le calendrier vaccinal français prévoit aujourd’hui la vaccination de tous les nourrissons contre les principales bactéries responsables de méningites, avec des rendez-vous coordonnés par le pédiatre ou le médecin traitant. Les vaccins contre les méningocoque ACWY et B sont désormais obligatoires pour les nourrissons depuis le 1er janvier 2025. Ils sont exigibles pour l’entrée en collectivité.

Contre le méningocoque B, la première injection se fait à 3 mois, la seconde à 5 mois, avec un rappel à 12 mois. Contre les méningocoques des sérogroupes A, C, W et Y (vaccin dit ACWY), une dose est réalisée à 6 mois avec un rappel à 12 mois, ce vaccin remplaçant l’ancienne vaccination contre le seul méningocoque C.

Un rattrapage des vaccins ACWY et B pour les enfants jusqu’à l’âge de 5 ans est recommandé. Il est aussi conseillé pour les adolescents de 11 à 14 ans pour la vaccination ACWY, tout comme les 15-24 ans (à qui il est possible de proposer celle contre le méningocoque B).

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