Nous vous proposons de découvrir les grands noms de l’éducation (pédagogues, médecins…) à travers une série de mini-portraits.

Cette semaine : Janusz Korczak

Un pédagogue polonais

Janusz Korczak est né le 22 juillet 1878 et il est mort le 6 août 1942 dans le camp d’extermination de Treblinka. C’est un pédagogue, écrivain et un pédiatre polonais. La vie de Janusz Korczak, dont son nom de naissance est Henryk Goldszmit, a été décrite par le biais de livres et de films.

Précepteur et journaliste engagé

Lui-même issu d’une famille juive, il devient précepteur à l’âge de 12 ans après la ruine de sa famille provoquée par l’internement de son père. C’est grâce à ce premier métier qu’il découvre la pédagogie. Après plusieurs événements tragiques, il écrit un roman et un article humoristique dans un journal satirique qui démarre sa carrière de journaliste engagé.

Médecin, il ouvre un orphelinat

En 1898, il débute des études de médecine à l’université de Varsovie. C’est cette même année qu’il prend le nom de Janusz Korczak lors d’un concours littéraire. À partir de 1901, il s’intéresse aux conditions de vie des enfants issus de quartiers pauvres, réalisant notamment un reportage avec un ami. Il devient médecin et participe plusieurs fois à l’encadrement d’enfants durant plusieurs années.

En 1912, il inaugure son orphelinat nommé « Dom Sierot » (La Maison des Orphelins) à Varsovie. Il accueille des orphelins juifs garçons et filles et se consacre à cet établissement abandonnant son poste de pédiatre.

Il restera avec les enfants jusqu’au bout

En parallèle, il est mobilisé plusieurs fois avant la Première guerre mondiale. En 1939, lorsque Varsovie est assiégé, il enfile sa tenue d’officier et ne la quittera plus. Il s’oppose ardemment aux lois raciales mises en place par le régime nazi et montre son opposition et son militantisme.

En novembre 1940, après l’invasion de la Pologne, son orphelinat est déménagé dans le ghetto de Varsovie. Il affronte la Gestapo. Il mendie pour le bien des enfants et se bat afin de préserver leur dignité pendant deux ans. Durant cette même période, il laisse un témoignage dans le « Journal du ghetto ».

Le 8 août 1942, 192 enfants de son orphelinat sont déportés avec environ dix de leurs soignants. Parmi eux, Janusz Korczak. Il meurt dans le camp d’extermination de Treblinka aux cotés des enfants qu’il a accompagnés.

D’autres portraits ici :

Série « Les grands noms de l’éducation » : Jean Piaget

Série « les grands noms de l’éducation » : Ovide Decroly

Série « les grands noms de l’éducation » : Friedrich Fröbel

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