Série « les grands noms de l’éducation » : Célestin Freinet

Nous vous proposons de découvrir les grands noms de l’éducation (pédagogues, médecins…) à travers une série de mini-portraits.

Cette semaine : Célestin Freinet.

Pédagogue français

Célestin Freinet est né en 1896 et il est décédé en 1966. Pédagogue français, il développe une série de techniques pédagogiques basées sur l’expression libre d’un enfant, avec sa femme et un réseau d’instituteurs.

En 1914, il obtient un poste d’instituteur intérimaire à Saint-Cézaire en remplacement. Cependant, il est vite mobilisé à son tour pour servir dans l’armée durant la Première Guerre mondiale. Après sa participation à l’offensive des Chemins des Dames, il est grièvement blessé au poumon. Il ne retourne pas sur le front. À la fin de la guerre, il est reconnu comme blessé de guerre et obtient la croix de guerre et la médaille militaire.

Voyages et lectures pour une pédagogie moderne

En 1920, il devient un instituteur adjoint à l’école de Bar-sur-Loup. Deux ans plus tard, il passe et obtient le concours de professeur d’École primaire supérieure. Il se lance dans le mouvement de l’Éducation nouvelle. Celui-ci défend l’idée que la pédagogie doit être un facteur global de la personne. À l’aide de divers voyages et lectures, il conçoit une pédagogie qu’il juge « moderne ».

Célestin Freinet écrit dans plusieurs journaux, participe à des congrès nationaux et internationaux, et voyage pour découvrir différentes pédagogies.

1935, ouverture de son école privée

En 1933, une affaire ternit sa réputation : il rentre en conflit avec le maire de Saint-Paul-de-Vence au sujet des conditions d’enseignement pour l’enseignant, concernant ses méthodes pédagogiques pour le maire de la commune. Faisant partie du parti communiste, cette affaire devient médiatique. Le 28 février 1933, il est sanctionné par le conseil départemental de l’Éducation nationale d’une peine de censure auquel il fait appel. Il prend alors sa retraite anticipée de l’Éducation nationale en 1935. Il ouvre alors son école privée.

Cependant, il déclare l’ouverture de son école alors que le Conseil d’État n’a pas rendu son arrêté. L’administration a donc opposé un vice de procédure à l’ouverture de son établissement. Ce n’est qu’un mois plus tard que l’école obtient une existence légale. Toutefois, l’administration trouve de nouveaux reproches, engendrant la fermeture de l’école. De plus, le Conseil d’État dans son arrêté ne donne pas suite aux revendications de Freinet.

Son école est finalement rouverte suite à la montée et la victoire du Front populaire et la nomination de Léon Blum comme Premier ministre. Elle accueille en majorité des enfants d’ouvriers ou venant de l’Assistance sociale, des fils d’instituteurs…

Sous surveillance pendant la seconde guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, étant communiste, Célestin Freinet fait l’objet d’une surveillance policière renforcée en septembre 1939. Puis il est assigné à résidence et interné dans divers centres. Son école est alors fermée par un arrêté préfectoral.

Une pédagogie sur l’expression libre

Durant son internement, il rédige ses textes pédagogiques fondamentaux qui seront publiés après guerre. À la libération, il est chargé de s’occuper des centres d’accueil destinés à accueillir notamment les orphelins de guerre de la région et des enfants juifs. Son école rouvre en octobre 1945.

Sa méthode pédagogique est fondée sur l’expression libre des enfants ; texte libre, dessin libre, correspondance inter-scolaire, imprimerie et journal des élèves. Il préfère parler de techniques plutôt que de méthodes, car elles sont évolutives. Il les décrit dans son œuvre « Les techniques Freinet de l’école moderne » publiées en 1964.

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