Série « les grands noms de l’éducation » : Maria Montessori

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Série « les grands noms de l’éducation » : Maria Montessori

Nous vous proposons de découvrir les grands noms de l’éducation (pédagogues, médecins…) à travers une série de mini-portraits.

Cette semaine : Maria Montessori.

Assistante, elle aide les enfants dits « anormaux »

Maria Montessori est née en août 1870 et elle est décédée en mai 1952. Médecin et pédagogue italienne issue d’une famille bourgeoise, elle a d’abord débuté sa carrière comme enseignante.

Durant ces études, elles se passionne pour les sciences et souhaite devenir alors médecin. Sa famille s’y oppose, la médecine étant réservée aux hommes à l’époque. Elle devient alors assistante dans une clinique dans laquelle elle travaille avec des enfants ayant des troubles mentaux, dits « anormaux ». Maria contribue à l’amélioration de leurs situation notamment en créant un service séparé des adultes. Elle porte ses recherches sur ces derniers et développe une théorie soutenant qu’une éducation spécifique peut aider ces enfants.

Très vite, elle développe des idées militantes et se met à se battre en faveur des droits de la femme et des personnes ayant des troubles mentaux. Elle participe notamment à plusieurs congrès et écrit des articles dans des journaux.

Elle étudie la pédagogie en France

Afin de parfaire ses compétences, elle part en France pour étudier la pédagogie. Selon Maria Montessori, l’éducation est plus bénéfique à des enfants que des soins médicaux. A partir de 1906, elle développe une éducation pour enfants valides et crée l’année d’après une Maison des enfants. D’autres verront le jour.

De plus, la méthode Montessori commence à s’appliquer dès 1909 dans les écoles primaires rurales en Italie. Cela est justifié par le fait qu’il est nécessaire de compenser le retard culturel des enfants locaux entre 6 et 9 ans pour leurs apprendre à lire et à écrire. La première Maison des enfants devient un laboratoire de recherche et d’expérimentation afin de développer la méthode de Maria auprès des enfants.

Une bataille pour la formation et l’instruction

Durant la première guerre mondiale, Maria part en Espagne. Elle adhère au parti fasciste et obtient le soutien de Benito Mussolini concernant ses écoles. Il lui confie par ailleurs en 1924 les écoles d’État ainsi que la formation des enseignants. Il considère que sa renommée internationale est une fierté pour l’Italie justifiant ainsi son soutien.

Ainsi, plusieurs cours de formations d’abord en Italie, puis à l’étranger, sont donnés à des enseignants par la pédagogue italienne. Ses formations et sa participation à des conventions, notamment celle de Genève sur la paix, vaut à Maria Montessori une marginalisation par la culture fasciste. En parallèle, l’emprise du régime s’accroît sur ses 70 écoles mettant de côté la méthode originale de Montessori. La loi sur le jeunesse hitlérienne, qui permettait de centraliser et unifier les mouvements de jeunesse et donc de contrôler la formation idéologique des jeunes, a pour conséquences la fermeture des écoles Montessori en Allemagne à partir de 1934. En 1936, l’Italie ferme l’école triennale de Montessori qui formait les enseignants. Maria Montessori démissionne alors. Durant les années de guerre, elle quitte l’Italie et développe sa méthode dans d’autres pays notamment en Inde et au Pays Bas, où elle décède.

Développer les compétences par le jeu pratique

La méthode Montessori est une méthode qui prône le développement de l’initiative et les capacités naturelles de l’enfant, notamment par le biais du jeu pratique. Elle permet aux enfants de développer leurs compétences à leur rythme.

Les élèves apprennent par le biais d’activités qui impliquent l’exploration, la manipulation, l’ordre, la répétition, l’abstraction et la communication. Les enseignants encouragent les enfants de 2 à 6 ans à utiliser leurs sens pour explorer et manipuler les matériaux de leur environnement immédiat. Les enfants de 6 à 12 ans traitent des concepts abstraits en s’appuyant sur leurs capacités de raisonnement, d’imagination et de créativité nouvellement développées. Cette méthode était tout d’abord réservée aux enfants souffrant de troubles mentaux puis s’ouvre à tous les enfants.

Elle offre aussi aux éducateurs une nouvelle compréhension du développement de l’enfant via la formation. Elle explique et développe sa méthode dans son livre « La Méthode Montessori ».

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